La planète et l’humanité sont plus que jamais en danger. Il est nécessaire de changer nos habitudes de consommation. Que vous soyez un voyageur occasionnel ou pas, je vous propose un guide qui explique comment et pourquoi mettre en place des gestes écologiques au quotidien.
En parcourant le monde, je constate à quel point l’être humain est néfaste pour son environnement. Je suis chaque jour témoin de l’impact direct de notre comportement sur la planète. Chute drastique de la biodiversité, fonte des glaciers, pollution au plastique, destruction des espaces naturels au profit de l’agriculture et de l’urbanisation… j’en passe des pires et des meilleures. Je me rends également compte que nous autres occidentaux issus de sociétés développées et à l’éducation pourtant si prisée, ne montrons pas vraiment l’exemple. La majorité des touristes que je croise depuis que je suis en Asie du Sud Est ne semble pas du tout sensibilisée ni à l’écologie ni à l’impact de leurs actions. Ils sont pourtant les premiers à se plaindre de la quantité de plastique qui jonche le bord des routes ou les berges des fleuves et rivières asiatiques.
Ainsi, j’ai décidé d’écrire ce petit guide qui permettra à chacun de réduire son empreinte carbone et sa quantité de déchet via des gestes écologiques au quotidien. Il ne s’agit pas d’une leçon de morale, mais plutôt de montrer l’urgence de la situation. Chaque petit geste compte et adopter ceux mentionnés ici permettrait de considérablement améliorer l’espoir d’un futur moins sombre.
Bienvenue en Asie, où les déchets s’accumulent comme des feuilles mortes en automne.
Pourquoi réduire son empreinte carbone et ses déchets ?
L’impact de l’Homme sur la planète est indéniable. Le premier mois de l’année 2020 s’avère être le mois de janvier le plus chaud depuis l’histoire des relevés de températures. Il s’agit ici de température globale de la terre (incluant les océans). Ce n’est pas tout, il s’agit du 44ème mois de janvier consécutif à présenter des températures supérieures à la moyenne de celles du XXème siècle.
Dans son livre « Silence Spring » (Printemps Silencieux) en 1962, Rachel Carson parlait déjà des effets néfastes de l’Homme sur l’environnement. Elle décrivait le scénario catastrophe du jour où oiseaux, insectes et autres formes de vies disparaitraient peu à peu. Elle faisait à l’époque allusion à l’utilisation massive de pesticides, notamment le DDT qui a ensuite été interdit, car cancérigène et reprotoxique. On pourrait aujourd’hui transposer la situation avec le glyphosate et toute la panoplie de produits employés dans l’agriculture contemporaine.
Changer nos habitudes avec des gestes écologiques au quotidien est simple et permet de réduire notre impact. Les prévisions des effets des changements climatiques à moyen terme par la communauté scientifique sont de plus en plus alarmantes. Chaque nouveau modèle dévoile des conséquences sévères, de plus en plus proches à mesure que rien ne change. Si les lobbys et industries y sont pour beaucoup, nous autres consommateurs avons également notre rôle à jouer. Vos actions et décisions ont bien plus de conséquences que ce que vous croyez et chaque geste compte. Alors que vous soyez optimiste ou non, voyageur, nomade, touriste occasionnel ou non, ce guide contiendra forcément des gestes écologiques au quotidien que vous pourrez mettre en place pour réduire votre empreinte carbone.
Les maisons traditionnelles en bord de Mékong : ici pas de ramassage des ordures ou de tri sélectif…
Gestes écologiques au quotidien : réduire son empreinte carbone
Il y a de nombreux moyens de réduire son empreinte carbone. Vous aurez probablement déjà entendu certains que je vais évoquer. Mais il me semble nécessaire d’effectuer une piqûre de rappel. Après seulement 3 semaines en Asie du Sud Est, je n’ai vu que trop de touristes occidentaux (et beaucoup de français) avoir un comportement totalement en désaccord avec la lutte contre les changements climatiques. Je vais donc fournir des conseils qui sont plutôt adaptés au voyage, mais qui peuvent très bien servir à la maison également. Que vous soyez écolo dans l’âme ou non, mettre en place ces petits gestes écologiques au quotidien vous permettra de réduire vos émissions de gaz à effet de serre et de limiter votre impact négatif sur l’environnement.
Réduire ses déplacements aériens
Les avions représentent 2,5% des émissions totales de gaz à effet de serre. Ce chiffre vous semble ridicule ? Détrompez-vous, 2,5% de 43 milliards de tonnes, ça fait beaucoup de CO2. Il n’est pas ici question d’exiger que tout le monde cesse de prendre l’avion. En revanche, il est intéressant de se demander si le vol ne peut pas être substitué par un mode de transport plus écologique ? Est-il vraiment nécessaire ?
Pour améliorer votre bilan carbone, il conviendra d’éviter les vols intérieurs ou vers un pays voisin. Il serait également judicieux d’éviter les trajets en avion pour une courte durée comme un aller-retour pour un week-end seulement. Cela peut sembler facile ou insurmontable selon vos habitudes. Mais sachez que c’est un geste écologique immense pour la planète.
Nous nous sommes récemment lancés dans un parcours entre le Vietnam et la France par les terres. Cette traversée de l’Asie sans avion compte beaucoup pour nous. Nos situations de travailleurs indépendants nous facilitent la tâche pour voyager lentement et prendre le temps. Mais nous n’exigeons pas des autres qu’ils fassent de même. Tout le monde ne peut pas s’inventer freelance du jour au lendemain. Et il est impensable d’envisager d’empêcher les gens de voyager. En revanche, il est possible de leur montrer qu’il y a des points positifs à ne pas se déplacer en avion.
Les bus cambodgiens aux allures si particulières.
Quelles sont les alternatives écologiques à l’avion ?
Il existe de nombreuses possibilités pour voyager et se déplacer sans avion. Les transports en commun représentent l’alternative la plus accessible de toute. Le bus et le train comptent d’ailleurs de nombreux avantages sur l’avion :
- Meilleur bilan carbone
- Moins cher
- Aller à l’encontre des locaux
- Voir du pays
En termes de chiffre, le train émet entre 15 et 40% de gaz à effet de serre en moins que l’avion.
« Entre 12h de bus et 2h d’avion, mon choix est vite fait. »
C’est un argument qui est souvent exposé lors de débats sur le sujet des pratiques écologiques. Le temps est un facteur dont beaucoup de gens pensent manquer. En réalité, ils ne le prennent pas. Certes, le trajet est plus long en bus. Mais si vous choisissez le bus de nuit (ou train de nuit), vous misez sur la planète. Vous apportez également à votre voyage une autre dimension. Vous prenez le temps de lire, écrire, penser… toutes ces choses que vous dites trop souvent aimer, mais ne pas avoir le temps de faire.
En empruntant les longs trajets de bus avec les locaux, vous ferez des rencontres inoubliables.
Réduire sa consommation de viande
L’un des facteurs les plus impactant du bilan carbone avec les transports est l’alimentation. Et la viande (notamment la viande rouge) sont des sources d’émissions considérables. La production d’un kilogramme de viande bovine représente 27 kg de CO2 libérés dans l’atmosphère. Dans le bilan carbone d’une personne au régime alimentaire « normal », la consommation de viande de boeuf et d’agneau compte pour 650 kg/an. Soit 1/4 de l’objectif de 2t de CO2/an/personne pour conserver une planète vivable d’ici à 2050.
De notre côté, l’arrêt d’achat de viande nous a permis de largement réduire nos émissions de CO2. Et on continue de se régaler pour autant.
Arrêter les activités polluantes
Cette section risque de ne pas plaire à tout le monde. Elle n’est pas faite pour plaire et l’urgence de la situation mérite que l’on regarde la réalité en face. Peut-on encore en 2020 considérer effectuer des activités ultra-polluantes pour notre simple plaisir personnel ?
Je pense que non. C’est d’ailleurs pour cela que je m’en passe. Non, je n’ai ni plongé ni volé au-dessus de la Grande Barrière de Corail en Australie. Je n’ai pas non plus fait de survol en hélicoptère au-dessus des glaciers de Nouvelle-Zélande, de croisière dans les fjords ou pour aller voir les baleines. Je n’ai pas non plus sauté en parachute ou fait quoi que ce soit d’autre qui affecte trop sévèrement l’environnement. À mon avis, ma présence dans le pays était suffisante et il m’a semblé judicieux de ne pas alourdir mon bilan carbone inutilement. Ce sujet a déjà été détaillé dans l’article à propos des animaux de Nouvelle-Zélande que je vous invite à découvrir si vous êtes aussi amoureux de la nature. La mise en place ces éco gestes nous permettra de profiter de cette magnifique planète et de ses habitants un petit peu plus longtemps.
Face aux arguments du type « on n’a qu’une vie, il faut bien profiter » je réponds que justement, on n’a qu’une vie, et également qu’une seule planète. Chaque nouveau modèle de prévision des effets du réchauffement climatique est plus alarmant que le précédent. Il y a 15 ans, on n’aurait jamais pensé que notre espérance de vie pourrait être affectée par le changement du climat lié à l’activité humaine. Aujourd’hui, c’est très sérieusement le cas, et le point de non-retour est plus proche que jamais.
Randonnée pour accéder à un point de vue sur le magnifique Glacier Franz Josef, du moins ce qu’il en reste.
Quelles sont les activités non polluantes ?
Vous aimez les sensations fortes ? Pourquoi ne pas remplacer le parachute ou le jet-ski par du parapente ou du VTT ?
Il est tout à fait possible de rendre votre voyage ou vos vacances inoubliables sans pour autant nécessiter d’activités hyper polluantes. Voici une liste non exhaustive d’activités de loisirs respectueuses de l’environnement :
- Randonnée
- Balade à cheval
- Vélo
- Kayak et canoé
- Parapente
- Snorkelling (plongée masque et tuba) depuis la plage
- Cours de cuisine locale
- Retraite de yoga ou stage méditation
- Voilier
En plus d’améliorer votre bilan carbone, ces activités ne sont pas chères et accessibles à tous, partout. Chacun de nos faits et gestes ont un impact. Je suis bien conscient ne pas être irréprochable. Mais chaque jour, j’essaye d’améliorer mes attentions envers cette magnifique planète et ses habitants. Prendre conscience à quel point la situation est urgente, à mon humble avis, nécessite un électrochoc. Voir des centaines d’hélicoptères survoler les glaciers de Nouvelle-Zélande m’a dévasté.
Un tour en kayak pour aller observer les otaries à fourrure de Nouvelle-Zélande plutôt que le bateau : aucun impact négatif sur la planète
Consommer des produits locaux et de saison
Parmi les gestes écologiques au quotidien qui ont le plus d’impact, il y a votre consommation. Ce que vous achetez, en particulier pour manger, influence grandement votre bilan carbone. Et ces bananes de Guadeloupe, ces ananas d’Équateur et ces tomates du Maroc en plein hiver représentent une part importante de nos émissions de CO2 qui sont faciles à réduire. Au lieu de ça, privilégiez le circuit-court. Ça vous donnera accès à une grande variété de produits sains, bon pour la santé et pour la planète. Achetez-les directement auprès des producteurs, ou chez des distributeurs garantissant le circuit-court comme les AMAP ou la ruche qui dit oui par exemple.
L’agriculture intensive et les lobbys de l’industrie alimentaire n’ont pas vraiment à cœur de changer quoi que ce soit à leurs pratiques. En revanche, nous autres consommateurs, avons le pouvoir de décider de ce que nous achetons. Acheter des produits locaux et de saison, bios si vous tenez à votre santé, c’est faire les bons gestes. Les gestes écologiques au quotidien qui contribueront à faire disparaître des étals ces produits au bilan carbone faramineux. Manger des fruits et légumes de saison est un geste simple qui permet de préserver l’environnement.
Manger local en voyage et à la maison
En voyage, il est très facile de se nourrir de produits locaux et de saison. Pourtant, après seulement trois semaines en Asie du Sud Est, on voit énormément de touristes manger des produits européens, australiens ou américains. Sans rentrer dans les détails de l’absence de logique à venir dans un pays et manger la même chose qu’à la maison, l’empreinte écologique est non négligeable. Manger local en voyage, c’est découvrir une culture différente, s’imprégner des goûts, saveurs et odeurs du pays que l’on visite.
Si tous ces produits sont importés, c’est pour répondre à la demande des consommateurs. Si on arrête d’exiger des produits qui ne sont ni locaux ni de saison, les distributeurs et les lobbys seront forcés de se plier à la demande.
Nous avons dégusté les célèbres crabes de Kep au Cambodge, tout fraîchement pêchés et préparés devant nos yeux : vive le circuit-court !
Réduire son bilan carbone à la maison
En vivant dans un véhicule pendant ces trois dernières années, nous n’avions pas de « chez nous ». Cela réduisait énormément nos empreintes carbone respectives. Nous faisions certes des « road trip » mais les distances parcourues sont finalement très similaires avec celles de quelqu’un qui va travailler tous les jours.
Pour réduire vos émissions de gaz à effet de serre à la maison, il faut considérer faire des économies d’énergie. Voici quelques astuces pour faire baisser vos factures d’électricité :
- Éteindre les lumières dont vous n’avez pas besoin
- Débrancher et éteindre les appareils que vous n’utilisez pas
- Éviter le gaspillage énergétique (chauffe ou clim avec porte ouverte)
- S’assurer de la bonne isolation
- Installer des ampoules basse consommation
- Sensibiliser toute la famille
Pourquoi réduire son bilan carbone à la maison ?
Ces petits gestes écologiques du quotidien vous feront même économiser de l’argent et ce, dès les premières factures. On ajoute à ça : raccourcir le temps passé sous la douche afin de faire des économies d’eau, la mise en place d’un composteur et un tri des déchets un petit peu plus poussé et vous aurez là un quotidien éco responsable.
Effacer ses mails : bon pour la planète. Un email représente en moyenne une émission de 10g de CO2. Comme le suggère cette infographie, effacer ses mails a un impact positif énorme sur la planète ! Outre les emails, la pollution numérique représente une part de plus en plus grande de nos émissions de gaz à effet de serre. L’immense quantité de données stockées dans les « data centre » ainsi que les fortes quantités d’électricité nécessaire pour entretenir ce système engendre une quantité de pollution faramineuse.
30 emails correspondent à 24h de fonctionnement d’une ampoule. Vous ne savez toujours pas quoi faire après la lecture de cet article ? Source Pinterest
Gestes écologiques au quotidien : vers le zéro déchet
Ici aussi, il n’est pas nécessaire que tout le monde parvienne à ne produire plus aucun déchet du jour au lendemain. Mais plus cette transition est démarrée tôt, plus elle sera facile. Voir les berges du Mékong ainsi polluées m’a littéralement fendu le cœur. J’avais été prévenu du désastre du plastique en Asie. Mais le voir de mes yeux m’a profondément blessé.
Saviez-vous que beaucoup de nos déchets plastiques ne sont pas recyclés ou traités en France ? Le journaliste Hugo Clément a montré dans un reportage pour Konbini que la France exportait une partie de ses déchets vers la Malaisie en échange d’une compensation financière.
Arrêter les bouteilles d’eau en plastique
Dans un bus qui nous menait de Kampot à Sihanoukville dans le sud du Cambodge, je regardais le paysage par la fenêtre, perdu dans mes pensées. Mes yeux se sont arrêtés sur le bord de la route. Tous les 50cm il y avait une bouteille d’eau en plastique. C’était le format 0,5L qui se boit en 3 gorgées en Asie. J’ai arrêté de les compter très rapidement tant il y en avait. La grande majorité des voyageurs que l’on croise consomment de l’eau en bouteilles de ce type. Ils vont parfois re-remplir leur bouteille une ou deux fois avant de s’en débarrasser.
Les bouteilles d’eau minérale représentent une source importante de pollution dans le monde entier. Si certaines sont recyclées, elles ne représentent qu’une infime quantité. Les autres se retrouvent dans la nature et terminent souvent leur chemin dans l’immense continent de plastique au milieu du Pacifique Nord. Vous ne connaissez pas le 8ème continent ? Cette décharge s’étend à perte de vue sur 1,6 million de km2 et contient plus de 80 000 tonnes de déchets.
Les conséquences du plastique sur l’environnement sont désastreuses. La biodiversité marine est chaque jour un peu plus menacée. Les tortues confondent les sacs en plastique avec leurs proies, les gros mammifères marins et poissons s’intoxiquent et les oiseaux également.
La pollution au plastique dans le delta du Mékong est un constat très triste mais hélas bien réel
Quelle alternative aux bouteilles d’eau minérale ?
L’eau du robinet n’est pas plus mauvaise. Pour ceux qui voyagent, la gourde va devenir votre meilleur allié. Si vous ne voulez pas vous embêter à chercher des points d’eau potable et souhaitez vous réhydrater depuis n’importe quelle source, une seule solution : les gourdes filtrantes. Nous utilisons celle de LifeStraw et buvons de l’eau du robinet en permanence (au Vietnam et au Cambodge) sans avoir souffert une seule fois de quoi que ce soit.
Quels sont les avantages à utiliser une gourde filtrante en voyage :
- Zéro déchet
- 99,99% des bactéries, virus, parasites et composés chimiques sont filtrés
- Permet de boire n’importe quelle eau
- Permet de faire des économies considérables
Si on compte une moyenne d’1€ par litre d’eau en bouteille, votre gourde filtrante est rentabilisée après seulement 40L (soit une 20ène de jours). Plutôt intéressant non ?
Investir dans une gourde filtrante, c’est vraiment un geste écologique du quotidien très simple et pourtant si important.
Notre alternative 100% zéro déchet : la gourde filtrante Lifestraw !
Acheter une paille en bambou ou en aluminium
Si comme nous vous voyagez en Asie et que vous aimez les jus de fruit frais et les smoothies, vous avez remarqué la tendance à utiliser des pailles en plastique à usage unique. Nous avons trouvé des pailles en bambous avec le petit écouvillon qui permet de les nettoyer pour seulement 1€50. Ainsi, nous précisons simplement lors de la commande de notre boisson que nous avons déjà une paille en montrant notre objet fétiche.
Il s’agit une fois de plus d’un tout petit geste très simple. Mais s’il est reproduit à grande échelle, l’impact sera immense.
Les noix de coco sont très prisées des touristes en Asie. Le résultat est catastrophique pour la planète puisque toutes ces pailles terminent dans l’Océan
Astuces zéro déchet en voyage
Atteindre le zéro déchet en voyage peut sembler compliqué. Cependant, il est tout à fait possible de réduire la quantité de déchets sans pour autant faire de son quotidien un parcours du combattant.
Notez que ces conseils sont également applicables à la maison et très bénéfiques pour l’environnement.
Refuser les sacs plastiques et autres emballages
En Asie, tout est emballé dans du plastique. Vous prenez un plat à emporter ? On vous l’emballe dans du plastique. Vous achetez une boisson ? Elle est dans un gobelet en plastique, avec capuchon en plastique et en prime, le tout est emballé dans un… sac plastique.
Si vous êtes choqués par la pollution au plastique, refusez tout simplement d’acheter des produits conditionnés de la sorte. C’est un des gestes écologiques au quotidien les plus important à mettre en place avec le boycott des bouteilles d’eau. Autrement, vous contribuez tout autant à ce désastre. Si le vendeur de jus de fruit du coin de la rue vend ses jus dans des gobelets en plastique, allez en voir un autre. Attendez d’être sûr avant d’acheter. Une fois encore, ce n’est qu’un tout petit geste qui mis bout à bout avec les autres permettra de faire une vraie différence.
La biodiversité est directement affectée par la pollution aux déchets plastiques
Éviter les supermarchés, fast-food et les grands industriels
Préférez le vrac et les petits commerces aux supermarchés. Les produits y sont meilleurs et vous donnerez votre argent à des gens qui en ont réellement besoin. C’est ce qu’on appelle consommer responsable. Les produits des petits stands du marché ou des petits commerces indépendants ont une trace carbone bien plus légère que ceux issus de la grande distribution. Ils n’ont souvent pas subits de transformation industrielle et ne sont pas emballés de plastique à usage unique.
Vos marques de restauration rapide favorites (McDonalds, KFC, BurgerKing…) sont quotidiennement responsables d’une production de déchets et d’un gaspillage alimentaire ahurissants. Les entreprises comme Starbucks, Coca-Cola, Nestle, Ferrero sont également à proscrire pour leur impact environnemental désastreux. Si vous aimez les animaux et la nature, il est grand temps d’arrêter de consommer les produits de sociétés qui ne jurent que par le profit et n’ont que faire des conséquences de leur business sur l’environnement.
Utiliser du savon et du shampoing sec
Rompre avec les emballages plastiques passe par l’arrêt du gel douche et shampoing liquide. Nous avons fait la transition il y a déjà pas mal de temps et nos cheveux n’ont pas à se plaindre.
Brosse à dents écologique
Les brosses à dents en bambous font également partie de notre attirail de voyageurs responsables. Vous trouverez tout un tas de références dans vos boutiques de produits bios préférées.
Coupe menstruelle
Pour les femmes, cette alternative aux serviettes hygiéniques à usage unique est le moyen le plus écologique de faire face à vos menstruations. Les serviettes et tampons représentent une source très importante de pollution. Pour les réticentes, il existe d’autres options comme les serviettes ou culottes lavables. Bref, il y a du choix de nos jours pour prendre soin de soi et de la planète.
Ces bouteilles d’eau distribuées par la marque Coca-Cola se retrouvent par milliers dans la nature chaque jour en Asie du Sud Est.
Gestes écologiques au quotidien : devenir éco responsable
Si vous appliquez tous ces gestes écologiques au quotidien, votre bilan carbone s’approchera des 2 tonnes d’émission par an et par personne. C’est la valeur cible, nécessaire pour réduire suffisamment notre impact sur la planète et espérer un futur à l’humanité.
Il est assez facile de les mettre en place rapidement et que ces changements ne perturberont pas trop votre confort. À côté de ça, ils auront un vrai impact sur le futur et sur la planète. Voilà, c’était long et peut être pas des plus agréables à lire, mais il fallait que cela sorte. Voir tous les jours ces touristes acheter autant de bouteilles d’eau en plastique de 0,35L me rend malade.
Vous avez des suggestions pour nous aider à amoindrir encore notre bilan carbone ? N’hésitez pas à nous laisser un commentaire !
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Ben & Ania sont deux aventuriers amoureux de la nature et passionnés par ce vaste monde qui nous entoure. Quand ils ne sont pas sur les sentiers de randonnées, par monts et par vaux, ils créent du contenu pour les entreprises qui font appel à leurs talents. En travaillant à distance, ils peuvent se permettre de voyager en continu. Pour ça, ils ont choisi Jolly-Jumper, un camping-car Hymer B534 de 1990. Découvrez leurs univers faits de sommets enneigés, de treks loin de la 4G et de feux de camps bien arrosés. Pour ne rien louper, suivez leurs aventures sur ce blog ou via leurs réseaux sociaux !
[…] de marchandises, les vols militaires et bien entendu, les particuliers. Ce qui signifie que les gestes écologiques au quotidien dans le voyage occupent une plus grande place dans l’empreinte carbone que le déplacement […]
[…] avec des smoothies au fruit, ça fait beaucoup de bien. On en parle dans l’article sur les petits gestes écologiques au quotidien, mais avoir une gourde filtrante reste le top pour s’hydrater en continu sans produire de […]
Je découvre votre blog et cet article. Ces actions sont bien détaillées mais même en les appliquant toutes on est très loin d’atteindre les 2 tonnes de CO2 par personne et par an..
Nous dépensons déjà juste pour se nourrir 2 tonnes par an (1 avec un régime végétarien) Il faut aussi compter les transports (le moindre trajet en avion ruine tous les efforts d’une année), le logement, les services publiques (hôpitaux, école, mairie etc) qui représentent également une tonne par personne.
L’étude de carbone 4 est plutot bien faite sur ce sujet et permet de se rendre compte des actions prendre pour « faire sa part » :
http://www.carbone4.com/wp-content/uploads/2019/06/Publication-Carbone-4-Faire-sa-part-pouvoir-responsabilite-climat.pdf
C’est déjà un bon début ces gestes mais ça reste insuffisant vu l’urgence de la situation…
Bonne continuation dans votre périple 😊
Bonjour Victor,
Tout d’abord merci pour cette intervention. Effectivement, ces gestes sont un peu trop justes pour parvenir aux 2t de CO2. J’ai été un petit peu trop optimiste (ça ne me ressemble pas).
Mais si on veut espérer que les lobbys et industriels mettent la main à la pâte, il faut que la majorité adoptent ce type de gestes. Si cela venait à se produire, nous pourrions espérer voir naître des changements plus conséquents en matière de technologie.
Les lobbys sont la seule raison pour laquelle nous n’avons pas encore remplacé le pétrole des voitures… Évidemment cela concerne aussi d’autres activités émettrices d’énormément de CO2. Pour avoir rencontré des lobbyistes et en constatant tous les jours la trop faible quantité d’efforts j’avoue ne pas être très optimiste pour la suite.
Merci beaucoup d’être passé par là et d’avoir apporté ces précisions en tous cas. 🙂
Ben
Coucou à tous les deux !
Je ne sais pas lequel de vous deux tient le blog ^^
Ceci dit, l’article est, comment dire.
J’ai à la fois plein enthousiasme car je vois les gestes green se développer, et j’ai aussi envie de pleurer quand je vois tout ce que tu montres sur tes photos.
Et le tourisme est un mode de vie qui incite à la pollution (faut voir tous les TDM qui sont réalisés en prônant le soit disant slow travel et quand tu y regardes de plus près, pour un TDM en 12 mois il y a plus de 10 avions pris… Où est le slow travel là dedans !?)
Bref ^^
Je suis vraiment d’accord avec vous sur toute la ligne. Vous prêchez une convaincue. En tous cas vos images sont » choc « , j’espère que cela donnera le déclic à plusieurs personnes.
A bientôt sur les routes 😉
Hello !
C’est Ben la plume du blog 🙂
L’impact du tourisme mondial est effectivement lourd et c’est pour cela que l’on a décidé d’arrêter l’avion. Mais on ne peut pas attendre que tout le monde fasse de même.
Les photos ont volontairement été prises et diffusées dans cet article avec pour but de choquer. J’espère que cela pourra susciter un minimum d’éveil. Ne serait-ce que quelques personnes qui mettraient en place quelques-uns de ces gestes serait une grande victoire.
Merci d’avoir lu et content que tu apprécie 🙂
Bonne préparation pour votre départ !