Refuge des Oulettes de Gaube : randonnée et nuit sous les étoiles

Refuge des Oulettes de Gaube : randonnée et nuit sous les étoiles

Imaginez une vieille bâtisse en pierre, perchée à 2151m d’altitude au pied du plus haut sommet des Pyrénées françaises. Belvédère de luxe sur la face Nord du Vignemale (3298m), ce bâtiment représente bien plus qu’une simple étape du GR10 pour les amoureux de la montagne. Vous l’aurez compris, c’est du refuge des Oulettes de Gaube que nous allons parler dans ce nouveau récit. Inauguré en 1964, le refuge aura depuis été le camp de base de milliers d’expéditions sur le massif du Vignemale. Véritable symbole du pyrénéisme, il est facilement accessible en conditions estivales et réservé aux plus téméraires en hiver.

Dans cet article, je vous propose de découvrir le récit de notre randonnée au refuge des Oulettes au départ du Pont d’Espagne. Au programme, une immersion au coeur du Parc National des Pyrénées avec une nuit sous les étoiles en excellente compagnie. Si nous avons pour habitude de marcher en duo, Ania et moi étions cette fois-ci les membres d’un groupe de 8 amateurs d’évasion en montagne.

Peinture à l'aquarelle du refuge des oulettes de gaube
Peinture du refuge des Oulettes de Gaube à l’aquarelle par Ania

Entre2congélateurs : randonnée organisée par Delphine & Maxime

Il y a quelques semaines, nous avons fait la connaissance de Delphine et Maxime, tandem plus connu dans le monde virtuel des réseaux sociaux sous le nom d’Entre2Poles. Nous nous sommes rendus compte après quelques échanges que nous vivions à seulement quelques kilomètres et avons profité de notre séjour dans les Hautes-Pyrénées pour faire plus ample connaissance. Une aubaine pour nous qui sommes avides de nouvelles rencontres. Surtout quand on partage des valeurs communes et un amour inconditionnel pour ce fabuleux territoire.

Delphine et Maxime sont d’ailleurs bien plus que des voyageurs au long cours créatifs. Ils sont engagés et font preuve d’une humilité rare. Il ne s’agit pas de leurs seules qualités, mais celles-ci méritaient sincèrement d’être soulignées tant elles sont appréciables par les temps qui courent. Quand ils nous ont proposé de faire partie d’une aventure avec nuit en refuge, nous étions naturellement tout de suite partant.

Cette virée en montagne était l’objet d’une rencontre avec d’autres membres de leur communauté. Elle s’inscrivait également dans le cadre d’un projet professionnel de Delphine et Maxime qui ont collecté photos et vidéos tout au long de cette randonnée pour leur partenaire Privatesportshop. La boutique a fourni 2 duvets Millet (température confort 0°C) à tester et une lampe frontale Petzel en cadeau pour chaque participants. Nous les remercions au passage pour ce geste. En plus de Delphine et Maxime, Laure, Lory, Fabien et Romain étaient donc de la partie. Et en dépit de la situation actuelle, plus on est de fous, plus on rit n’est-ce pas ? Et de ce côté-là, nous n’étions pas au bout de nos surprises.

Massif du Vignemale depuis le refuge des Oulettes de Gaube
L’objectif du jour : le pied du massif du Vignemale

Itinéraire randonnée refuge des Oulettes de Gaube

C’est sur le parking de Puntas (1463m), au-dessus de Cauterets que nous avons rendez-vous pour démarrer la rando. Pour un mercredi matin hors période de vacances scolaires, beaucoup de monde est déjà garé quand nous arrivons sur place. Probablement le fameux effet « télétravail » qui permet à bon nombre d’entre nous de profiter de la montagne en pleine semaine.

L’itinéraire que nous allions emprunter était très classique. Une montée en suivant le GR10 avec un arrêt obligatoire au bord du lac de Gaube. Quelle que soit la saison, ce lieu mythique des Pyrénées vaut amplement le détour. Bon, si vous êtes un peu sauvages comme Ania et moi et que vous préférez les coins isolés, il faudra éviter la période estivale. Les berges du lac se transforment en plage de la Côte d’Azur, où serviettes et bouées côtoient les pins à crochet, surveillés de loin par isards et marmottes aux aguets.

Pour nos lecteurs qui souhaitent se rendre au refuge des Oulettes, voici la carte interactive habituelle avec le tracé à suivre.

Voir en plein écran

Caractéristiques du parcours

Atteindre le refuge ne présente aucune difficulté en l’absence de neige. En effectuant cette sortie fin mars, nous étions exposés à une météo encore changeante. Le printemps n’était pas vraiment établi puisque nous avons dû repousser notre départ à deux reprises. Vent fort, neige, températures extrêmes atteignant la barre des -12°C de ressenti, la prudence a été de mise.

Lorsque la première fenêtre météo favorable s’est présentée, nous avons sauté sur l’occasion. Les récentes chutes de neige avaient recouvert de blancs les sommets environnants. Il fallait donc à minima prévoir les raquettes pour les derniers hectomètres de dénivelé.

Distance15,5 kmTemps (A/R)6 h 30
Dénivelé +700 mAltitude min1463 m
Dénivelé –700 mAltitude max2151 m
Caractéristiques de la randonnée pour le refuge des Oulettes de Gaube

Si le temps indiqué peut paraître long, il faut tenir compte de la présence de neige assez conséquente au-dessus de 1900m. Nos sacs étaient également chargés pour passer une nuit au refuge. Si vous montez à la journée en été avec un sac léger, comptez plutôt 5h pour l’aller retour.

Direction le lac de Gaube

Le lac de Gaube est la première étape de la randonnée en direction du refuge des Oulettes. Nous avons profité de cette première heure de marche pour faire plus ample connaissance avec toute la troupe. Le sentier qui commence à s’élever doucement dans la forêt peu après avoir quitté le pont d’Espagne était bien gelé. Les températures négatives de la veille et l’ombre proférée par les conifères l’ont transformé en véritable patinoire. Comme le lac de Gaube attire beaucoup de visiteurs, le verglas a formé les premiers embouteillages. Mention spéciale à Romain qui était le seul esprit lucide de l’équipe à avoir emporté ses crampons. Il a donc été en mesure de surmonter cette section avec l’aisance d’un isard le long d’une paroi rocheuse.

montée lac de gaube direction refuge des oulettes

Rencontre avec les isards du Parc National des Pyrénées

Avant de sortir de la forêt, nous avons d’ailleurs eu la chance de croiser deux individus des caprins emblématiques des Pyrénées. Nous sommes très attachés à la faune de montagne et chacune de ces rencontres me procure une excitation particulière. J’ai d’ailleurs mon téléobjectif dans le sac à dos pour chacune de nos virées en plein air. Voir des isards était déjà synonyme d’une sortie réussie.

Les hardes qui vivent autour du lac de Gaube sont particulièrement peu farouches et représentent donc des sujets intéressants pour le photographe amateur féru de rencontres à poils que je suis. Cette confiance est due aux règles strictes du Parc National visant à la conservation des espèces endémiques et natives des Pyrénées. Ici, les isards se sentent bien. Attention cependant à ne pas les effaroucher et à respecter ces animaux sauvages. Les selfies-isards sont donc à proscrire !

J’ai laissé le jeune cabri et sa mère après avoir pris quelques photos. Il me fallait désormais rattraper le groupe. Bercé par le chant des rougequeues et autres passereaux, je pourrais passer des heures à observer et photographier les isards. Mais la route est encore longue pour atteindre le refuge des Oulettes, et je ne suis pas tout seul.

En arrivant à hauteur du groupe, je pouvais déjà voir l’eau bleu azur du lac de Gaube. Elle contraste le vert sombre des pins qui le bordent. Le plan d’eau était presque entièrement dégelé, témoignage édifiant des températures anormalement hautes pour la fin du mois de mars.

Lac de Gaube Pyrénées

Pique-nique au bord du lac

Ce qui devait être un simple arrêt ravitaillement s’est transformé en véritable buffet à volonté. Et ce constat sera le même pour tous les repas des 24 heures qui suivirent. Nous avions tous apporté de quoi nourrir une équipe de rugbymen Hauts-Pyrénéens affamés.

Et je me dois de mentionner ici les victuailles plutôt insolites qu’avait apportées Lory :

  • Une endive
  • De la polenta aux cèpes
  • Des « TARTINADES » aux parfums riches et variés mêlant betterave, pois chiches, citron et j’en passe.

Il faut avouer que l’idée, si elle était totalement inaccoutumée pour l’ensemble d’entre nous, était excellente.

En route vers le refuge des Oulettes

Après cette bonne pause presque aussi longue que notre temps de marche jusqu’à présent, il fallait se remettre en route. Les places sont chères dans la partie non gardée du refuge. À cette saison, c’est premier arrivé, premier servi. 30 couchages sont à dispositions des randonneurs et il n’est pas possible de réserver sa place. Nous longeons donc le lac avant de suivre le gave des Oulettes de Gaube par le sentier qui commence à s’élever à nouveau.

Lac de Gaube et vignemale en fond

Le chant de la rivière ne nous a pas quittés depuis le départ. Ce bruit est particulièrement agréable après avoir passé deux mois loin des montagnes.

La pente est régulière. Chaque fois que l’on se retourne, nous pouvons apercevoir le lac de Gaube et son hôtellerie.

Au-dessus de la barre des 1800m d’altitude, nous retrouvons la neige. Mais les températures élevées entrainent une fonte rapide et nous ne chaussons pas encore les raquettes. Après la cascade d’Esplumouse (1949m) nous savons que le refuge n’est plus très loin. Le groupe progresse à allure constante sous un soleil presque estival. Les sourires bien marqués sur chaque visage témoignent de l’ambiance générale. « On est mieux là qu’au bureau » comme dirait l’autre.

Arrivée au refuge des Oulettes

Le sentier menant au refuge est une succession de montées ponctuée par des plateaux. De quoi reprendre un peu notre souffle avant de s’attaquer à un nouveau passage escarpé. Sur les sections plates, on peut discerner le sommet de la pique longue du Vignemale. Il trône fièrement au fond de la vallée.

Autour de 2050m, nous optons pour chausser les raquettes. La neige n’était pas trop profonde, mais cela restait tout de même plus confortable pour avancer. Après avoir traversé le Gave des Oulettes, il ne reste plus que quelques centaines de mètres pour atteindre le refuge. Un ultime mur assez abrupt nous sépare de notre objectif du jour.

Montée vers le refuge des oulettes de Gaube
Montée vers le refuge des oulettes de gaube randonnée

À l’arrivée, nous constatons que nous ne serons pas seuls pour cette nuit au pied du Vignemale. Au moins deux autres groupes sont déjà là. Heureusement, il reste assez de place pour chacun d’entre nous.

Le refuge est sacrément imposant. Lorsqu’il est gardé, ce sont pas moins de 90 lits qui sont disponibles pour les randonneurs. En saison, il faut réserver sa place pour être sûr de trouver un lit. La nuit en refuge en été, c’est également l’occasion de goûter à la savoureuse gastronomie locale. Et après une journée de marche, rien de tel qu’une bonne garbure qui a mijoté toute l’après-midi. Si vous voulez réserver, passez un coup de fil au gardien au moins 24h avant votre arrivée.

Refuge des oulettes et panorama sur le Vignemale

Une nuit au refuge des Oulettes de Gaube

Après que chacun ait mis en place son lit de camp, l’heure était à la détente face au Vignemale. À mesure que la lumière baissait, la température faisait de même. Il a rapidement fallu enfiler quelques couches supplémentaires. Les bières apportées par Delphine et Maxime ont été savourées avec la disparition progressive du soleil et quelques friandises. Cochonnaille et les fameuses tartinades se sont révélées former un mélange harmonieux.

Lorsque l’astre a disparu derrière les sommets, le froid a commencé à se faire ressentir. C’est donc dans la salle à manger que nous poursuivrons les discussions. Bougies, poêle à bois et fromage de brebis du Val d’Azun, toutes les conditions étaient alors réunies pour passer une excellente soirée.

Une nuit en refuge est presque toujours synonyme de convivialité. L’atmosphère qui se dégage de ces lieux est extraordinaire. On y rencontre des profils différents, tous unis par la passion et l’amour de la montagne. Les discussions fusent et les fous rires se succèdent. Le Coronavirus, les mesures restrictives et le port du masque intensif nous semblent tellement loin.

Bière au refuge des oulettes de gaube
Groupe d'alpinistes au refuge des oulettes

Coucher de soleil sur le Vignemale

Sur les coups de 19h, le soleil s’apprête à disparaître pour de bon jusqu’au petit matin. Cela fait déjà 2 heures que nous sommes dans l’ombre. C’est probablement le seul inconvénient du refuge des Oulettes de Gaube. Étant situé en fond de vallée, la lumière s’estompe tôt. C’est vraiment un moindre mal quand on est dans un tel cadre ! Nous ressortons pour immortaliser les éventuelles belles lumières qui seront finalement timides. C’est aussi le moment idéal pour refaire le plein de bois et raviver le feu avant de manger (encore).

Le refuge et la FFCAM mettent du bois à disposition. Un geste vraiment appréciable étant donné les températures qui descendent souvent en dessous de 0°C à cette période de l’année. Par contre, il faut faire travailler ses bras pour recouper les bûches. Et Romain et Fabien ont parfaitement rempli le rôle de bûcherons.

À table !

J’ai l’impression d’avoir plus mangé pendant ces 24h en altitude que durant tout le reste de la semaine. Nous avons probablement ingéré en double les calories dépensées pendant la montée. Qu’importe, l’ambiance est tellement bonne autour de la vieille table en bois qu’il semble impossible de la quitter. À la lumière des bougies, le bonheur omniprésent illumine les visages.

Repas au refuge des Oulettes de Gaube

Avant d’aller nous coucher, une ultime sortie photo pour immortaliser de nuit Sa Majesté le Vignemale. Le massif est pile dans l’axe du refuge des Oulettes de Gaube. La vue est parfaitement dégagée. Les sommets granitiques presque nus se dessinent sous la lumière de la Lune. Elle nous empêche de voir les millions d’étoiles dans le ciel, mais là encore, aucun regret.

Maxime et moi avons positionné nos trépieds à l’entrée du bâtiment et nos 6 amis sont allés jouer les cobayes sur le plateau. La « pollution » lumineuse naturelle de la Lune ne nous permet pas de réussir à capturer les faisceaux de leurs lampes frontales dirigées vers le ciel. Ce n’est que partie remise et le résultat est quand même plutôt appréciable.

Photo du vignemale de nuit depuis le refuge des oulettes

On est tellement bien dans nos duvets

Les couchages du refuge sont organisés par rangées de 4, sur 3 niveaux de notre côté. Nous occupons donc deux étages et avons un groupe d’alpiniste au premier niveau. Ils étaient couchés depuis belle lurette quand nous avons pris nos quartiers. Malgré les efforts de toute l’équipe pour ne pas les réveiller, Lory a réussi à faire tomber son téléphone. L’appareil a rebondi sur chacun des barreaux de l’échelle avant de s’écraser au sol. Il aura fallu faire des efforts colossaux pour ne pas exploser de rire.

Bien au chaud dans nos duvets, nous nous endormions avec des images plein la tête. Ma bouche formait un léger rictus en repensant aux très bons moments passés durant cette journée. Vers 3h30 du matin, les alpinistes se sont levés pour partir à la conquête du massif du Vignemale. Ils avaient établi leur camp de base au refuge des Oulettes de Gaube et sillonnaient les sommets environnants depuis plusieurs jours déjà. En les entendant partir, j’ai songé à sortir pour voir si la Lune serait passée derrière les montagnes. Mais mon duvet a eu raison de moi. Je suis finalement resté confortablement installé jusqu’au petit matin.

bougies dans le refuge des oulettes de gaube

Lever de soleil sur le Vignemale

Nous avions fixé le réveil à 6h pour ne rien louper du spectacle de l’aurore. Le coucher du soleil de la veille avait été un peu décevant alors nous en attendions beaucoup du lever. L’heure bleue était déjà prometteuse. Gants et bonnets étaient de rigueur pour affronter le froid matinal dans la vallée des Oulettes. La neige était gelée et le vent, lorsqu’il daignait souffler, donnait envie de se replonger dans l’enveloppe de plumes naturelles tout juste quittée.

Lorsque le soleil a franchi l’horizon, le ciel s’est coloré. Il a marqué le sommet du Vignemale d’un rouge léger pendant quelques minutes. La teinte s’est petit à petit transformée en orange, puis jaune avant de s’estomper. C’est aussi pour ce genre de moments que nous apprécions tant passer du temps en montagne. Le lever de soleil depuis le refuge des Oulettes de Gaube est à ne manquer sous aucun prétexte.

Une fois le défilé de couleurs terminé, il était temps d’aller petit-déjeuner. Nous reprenons des forces en vue de la descente. Avant de partir, nous immortalisons plusieurs photos de groupe au pied du sommet.

Quand il a fait froid la nuit, il vaut mieux attendre que le soleil prenne de l’altitude. La descente est toujours plus agréable une fois que ses rayons ont fait fondre la fine couche de glace en surface de la neige.

Lever de soleil vignemale
Lever de soleil sur la pique longue du Vignemale depuis le refuge des Oulettes de Gaube

Retour au parking de Puntas

Pour rentrer, nous empruntons le même itinéraire qu’à l’aller. Pas de folie, le col d’Arraillé qui mène à la somptueuse vallée du Marcadau n’est pas envisageable sans matériel. La même joie que la veille se retrouve sur les visages. De mon côté, le retour à la civilisation ne m’enchante pas vraiment. Nous étions tellement bien dans cet écrin de blanc, au pied de ce si beau sommet.

La descente est bien plus rapide que la montée. Ce n’est pas grâce à un sac à dos plus léger puisque nous n’avons même pas mangé la moitié de ce que nous avions prévu. Nous nous sommes également encombrés de quelques déchets laissés par des randonneurs.

cascade du gave des oulettes de gaube

Sur le retour, nous ferons une nouvelle pause repas au bord du lac de Gaube. Cette grande plage est habituellement couverte de tentes et de nappes de pique-nique. Aujourd’hui, nous sommes pratiquement seuls. Moment rare que nous avons célébré avec de nouvelles victuailles de Lory. Du fromage de Lozère et du pain à la farine de châtaigne cette fois. De quoi bien se remplir la panse et prendre suffisamment de forces pour terminer la descente.

Sur la fin de la descente, le sentier dans la forêt était encore gelé malgré l’heure avancée. L’ombre des conifères a maintenu les températures du sol suffisamment fraîches. Pourtant, au soleil, ça cogne ! Nos bouts de nez et joues rouge écarlate peuvent encore en témoigner.

J’ai d’ailleurs glissé sur une plaque de verglas et ai bien failli exploser mon appareil photo au passage. Plus de peur que de mal. Au parking, les au revoir ne sont que de courte durée. Le rendez-vous est pris pour se retrouver dans Cauterets et savourer une bière bien fraîche. Sans surprise, j’opte pour la « Vignemale » et la « Pont d’Espagne » de la Brasserie du Pays Toy. Cet ultime regroupement met un terme à cette aventure de la meilleure des manières.

retour au lac de gaube

Randonnée au refuge des Oulettes le mot de la fin

Cette nuit au refuge des Oulettes aura été un merveilleux moment passé avec des personnes tout aussi formidables. Avec Ania, nous n’avions pas randonné depuis près de deux mois. La faute aux travaux sur notre camping-car récemment acquis et à un déménagement sur Toulouse express avant de reprendre la route. Entre le couvre-feu, les travaux et le travail, difficile de se dégager du temps pour aller marcher. Cette opportunité d’aventure en compagnie de Delphine, Maxime et toute la joyeuse troupe ne pouvait pas mieux tomber. Nous tenons donc à les remercier une fois de plus ici pour leur accueil et la richesse de ces moments.

Si vous n’avez jamais passé de nuit en cabane de montagne, le refuge des Oulettes de Gaube est une excellente initiation. Vous apprécierez à votre tour l’abondance de ferveur et de sympathie qui s’en dégage.

N’oubliez pas qu’il s’agit du Parc National des Pyrénées. Cela signifie que nos amis les chiens ne sont pas les bienvenus afin de protéger la faune qui peuple les environs. Il en est de même pour les drones. Comme à chaque sortie, n’oubliez pas d’emporter avec vous tous vos déchets, et de ne laisser que des empreintes de pas. Cela permet à tout le monde de profiter du cadre naturel exceptionnel qu’offre la montagne.

Si vous réalisez la randonnée pour le refuge des Oulettes en hiver ou avant la fonte de la totalité du manteau neigeux, n’oubliez pas de prévoir à minima des raquettes. Les crampons seront très utiles s’il fait froid et que les pentes les plus abruptes sont gelées.

lever de soleil refuge des oulettes
Delphine et Maxime Entre2poles

Liens utiles

Pour surveiller l’enneigement des massifs et les conditions météo en montagne, nous utilisons le site MétéoFrance Montagne.

Tarifs et renseignement pour les nuits au refuge des Oulettes de Gaube : sur le site du refuge

Le site de Delphine et Maxime pour découvrir leur univers et leurs très belles images. Carnets d’aventures, récits de voyage et leurs portfolios pros sont à découvrir !

L’office du tourisme de Cauterets pour ne rien manquer de cette superbe vallée.

InfoRoute65 pour connaître l’état des routes dans le département des Hautes-Pyrénées.

Tous nos récits et articles de randonnées sont à retrouver dans cette rubrique :

Retrouvez nos dernières photos et publications sur notre compte Instagram et n’hésitez pas à vous abonner pour ne rien manquer de nos prochaines sorties en altitude !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *